Voici la chronique d’une pièce vidéo de Pierre Huyghe visible au Musée d’art moderne de la ville de paris et dont j’avais promis la chronique dans un précédent post.
Le premier est décrit comme un
spectacle de marionnettes, moi je parlerais plutôt d’un opéra contemporain de
bois en 13 actes. La musique est de Xenakis et de Varèse, et rien que cela
m’aurait suffit, car la sonorisation est très bonne alors que ma petite chaîne
traduit mal les émotions de ces œuvres musicales. Cette œuvre est une première
relative malgré ce qu’annonce l’Arc car une version non définitive avait été
présentée pendant la biennale de Lyon. C’est d’ailleurs la bas que j’ai pu me
procurer le livret (gratuit et caché sous la caisse de la librairie) qui
accrédite l’idée qu’il s’agit d’un opéra sans humain.
Cette œuvre raconte la
construction du bâtiment du département des arts visuels commandé par
L’université de Harvard à l’architecte Le Corbusier. Construction qui fit
l’objet de mésaventures et de tensions (qui sont relatés dans un livre écrit
par Eduard Sekler qui fut le premier directeur du département) entre Le
Corbusier et l’administration de l’université. Ce bâtiment dénommé Carpenter
Center ne fut d’ailleurs pas construit du vivant de l’architecte.
1) La pièce débute avec une fourmi
géante (qui symbolise Harvard University), un portail et un arbre et correspond
aux discussions qui ont eu lieu en 1955 autour de la création du bâtiment et la
possibilité de faire un choix architectural moderne.
2)Le Corbusier arrive à Harvard et étudie le chemin qui est la trace des déplacements des étudiants sur le campus. Il décidera par la suite de conserver cette trace au sein du batiment en utilisant une rampe.
3) Pierre Huyghe arrive à Harvard.
Huyghe est reçu par les commissaires Linda et Scott. Par la suite on le voit au
milieu d’un amas de papier. Il a en effet était submergé par les archives et
les attentes, il quitte l’université. C’est à partir de cette scène que débute
le parallèle entre les difficultés de Pierre Huyghe a réaliser son œuvre et
celle de Le Corbusier à réaliser la sienne.
4) Il s’agit du rêve de Le Corbusier où il imagine un oiseau qui viendrait végétaliser (désole pour cette XXX) le bâtiment en y déposant des graines. [Ce rêve végétal est depuis devenu un classique architectural avec comme dernier exemple en date la façade des bureaux du Quai Branly]
5) Deuxième et ultime visite du Corbusier à Harvard. Il présente sa maquette.
7) Ce n’est pas un temps pour rêver. « Une chaîne de friction se crée entre Harvard, Linda, Scott et Pierre. »
8) Interlude. Un hiver passe.
10) La mort du Corbusier
11) L’apport des Oiseaux.
12) Troisième visite de Pierre à Harvard. Dans cette scène la marionnette de Pierre manipulent des mini-marionnettes qui représentent Pierre et Le Corbusier. Mise en abîme du propos et conclusion du // entre leurs travaux respectifs.
13) Eplogue en forme de prologue
Une œuvre intéressante autant
dans sa forme que dans l’histoire qu’elle raconte. Et pour reprendre la
remarque que je faisais à la fin de mon premier post (ici) je trouve qu’on a
ici un exemple de cette diffusion lente et de cette tension qui se crée entre
le spectateur et l’œuvre (la musique contribue beaucoup à cette propagation) et
qui permet de faire passer émotion et message de manière subliminale (à défaut
d’une meilleure formule).
Je regrette juste d’avoir du
regarder cette œuvre en m’adossant au mur sur le côté. A quand une installation
pertinente pour pouvoir profiter pleinement d’une œuvre vidéo qui dure plus de
20 minutes ! Cependant d'autres qui ont profité d'un moment de calme l'ont regardé enentier et on adoré.
Update :
Prochaine critique : / A journey that wasn’t / avec une analyse sur la place de l'antartic dans l'art !
If you're in London this Summer, Celebration Park will be at the Tate gallery, 5 July – 17 September 2006.




est ce que vs auriez plus de détails sur la construction du batiment, et du théatre réalisé pr l'hommage de Le Corbusier?
pour me répondre : zanimoundraw.skyblog.com (laissez un commentaire)
Rédigé par : ananas | 09 septembre 2007 à 20:15
Cette vidéo très intéressante est maintenant visible dans la collection permanente du musée Beaubourg. Je suis tout à fait d'accord sur la qualité des bandes musicales qui l'accompagnent.
Rédigé par : Yannick | 04 décembre 2007 à 15:12