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Voici les sites qui parlent de Massclusivity : le beurre et l'argent du beurre :

Commentaires

Bien vu, el rude ! c'est une bonne analyse que je crois assez crédible pour les artistes (en effet, je ne pense pas que Bjork ait défini son positionnement à travers un plan marketing : "je veux être originale et assez connue quand même") ; elle l'a toujours été (j'avais acheté en K7 le premier album des sugarcubes, c'et dire) et elle a eu la chance de rencontrer une audience large. Par contre, les frontières entre le luxe et le mass market s'estompent avec un quadrillage très précis du segment massclusivity par les grandes marques : "c'est pas du luxe, c'est quand même super cher, mais c'est l'esprit de la marque en version street". Toutes les grandes marques déclinent une gamme massclusivity (D&G pour Dolce & Gabbana, DKNY pour Donna Karan etc...). Mais je pense qu'il y a un risque pour les marques de se banaliser.

sur ta conclusion, "le XXIe siècle appartiendra aux avatars", je dirais que tous les schizophrènes sont à la recherche d'un nouvel équilibre, pas de doute la dessus. Il y a probablement peu de schizophrènes qui se définissent comme tel... mais je ne l'interprête pas au sens psychiatrique ou moral du terme mais pratique. Il y a un dédoublement dans la gestion de ses activités sur le web entre, d'une part, les choses que l'on fait, à titre perso, et, deuxio, les choses que l'avatar / pseudo font, ce ne sont pas les mêmes activités

Juste une précision, pour enrichir le debat.

El Rude, tu décris le phénomène de Massclusivity avec beaucoup de précisons - donner a tout le monde le sentiment d'être traite comme un individu sélectionné, comme faisant partie d’un club, d’une élite.

Fyintiger, j'ai l'impression que tu fais appel a un concept corollaire, très proche de la massclusivity: le masstige (Masse+Prestige) - ou la démocratisation du luxe. Quelques avatars : des produits d’entrée de gamme chez Vuitton. Lagargfeld fait du H&M….

Ces deux concepts sont deux manifestations de tendances de consommation profondes, que l’on retrouve sur beaucoup de marchés : la raréfaction du milieu de gamme. Un exemple pour expliquer. Les gens sont plus sélectifs dans leurs choix et dans l'allocation de leur argent : ils achètent chez Lidl mais roulent en Jaguar (c'est un exemple réel, anglais). C'est tout l'oppose de la consommation de masse.
Mon exemple est vrai a tout les niveaux de revenus : au lieu d'acheter des tonnes de produits milieu de gamme, on est plus sélectif dans ses choix. On achète du très bas de gamme, et du très haut de gamme. Dans la mesure de ses moyens bien sûr. Aujourd'hui, on trouve des grands bourgeois chez Lidl, et des ouvriers qui roulent en Mercedes - pour caricaturer.
Ceci a pour conséquence de changer la structure des marchés – et la raréfaction du milieu de gamme. Une structure de marché classique était pyramidale (le plus de volume en bas, là où la qualité est faible, le top qualité en haut, pour très peu. Les marches ressemblent plus à des sabliers - avec un milieu de gamme moins important.

Je n'ai pas de preuves la dessus, mais j'imagine qu'on retrouve la même chose dans les comportements culturels - le milieu de gamme- qualité moyenne, gros volumes, va laisser sa place à des choses plus pointues, consommes en masse et de la merde consommée aussi en masse- et sans doute par les mêmes personnes d’ailleurs.

Ca ne vous rappelle pas la façon dont U-Lik fonctionne ?

Yes Bob, ça me semble très juste. Ce que tu décris à la fin, c'est le concept de Long Tail (la longue traîne en français ça fait plus Cendrillon) : la masse des consommateurs, réfugiée dans la Hit Tail (l'économie des hits préformatés) par manque de choix (l'étroitesse de l''espace de vente de Carrefour, seul espace culturel de la famille duduche le dimande matin), tend à descendre vers la Long Tail à partir du moment ou une offre élargie est mise en place (dématérialisation), disponible (pré-écoute, téléchargement...)et moins chère. Bref, il n'y pas de fatalité à n'écouter que de la daube, on peut s'en sortir, à condition de disposer de bons amis ou de recourir à des filtres (yes, u-lik) qui guide les choix balbutiants d'un consommateur qui a décidé d'aller voir plus loin que Florent Pagny.

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